Kids, this is the story of How I met my Alfred.

Hey Kids, certains d’entre vous ont remarqué ma détermination à ne pas parler positivement d’Alfred, d’où ces petites questions indiscrètes dans les mots doux que vous m’envoyez  pour en savoir plus. Malheureusement, cela fait aussi partie de la thérapie : ne plus mentionner Alfred qu’avec des mots qui écœurent.

Mais même si je m’entête à ne pas vouloir vous raconter toute l’histoire (premièrement car je finirai probablement en miettes voire en poussière, et deuxièmement car vous ne vous imaginez pas à quel point vous finirez par vous ennuyer) j’ai décidé de partager avec vous un petit épisode qui ne me fera pas pour autant replonger dans le cœur de l’histoire. Je vais vous raconter comment j’ai rencontré Alfred. Accrochez-vous, nous partons ensemble pour un petit voyage dans le passé (je sais bien, c’est précisément ce que je vous ai déconseillé de faire dans mon précédent billet, mais puisque vous insistez). En échange, vous me raconterez votre rencontre avec votre Alfred, c’est d’accord ? Parfait, c’est une affaire qui roule.*

Il était une fois un samedi soir d’octobre, un peu comme un samedi soir d’octobre, vous me suivez ? Moi et quelques amis n’avions rien de mieux à faire que de sortir et de boire pour réchauffer nos corps comme seul Juillet savait le faire. Je me suis donc retrouvée dans une toute petite soirée de 2500 personnes.

Et ce qui devait arriver arriva. Je perdis l’intégralité de mes amis dans une foule hostile d’animaux. C’est ainsi perdue face à des milliers de regards inconnus que je me rendis compte que je n’avais non seulement plus personne mais également plus de réseau pour joindre les portés disparus. Je me mis à balayer la salle grâce au rayonnement laser de ma myopie. Quand soudain, quelqu’un entra dans mon champ de vision d’une manière assez improbable.

« What is wrong with you? Did something happen ? »

Un individu de type masculin avait fait irruption brandissant un accent british à en rester bouche-bée. Ce que je fis d’ailleurs.

« Sorry ? », fut ce que je trouvai de mieux à répondre.

« You seem angry at something »

Mon niveau en anglais ne me permettant pas d’expliquer que « j’avey pewdu my friends pwés des vestyear (ie : vestiaires en franglais), je décidai de tenter le tout pour le tout :

«  Tu parles français ? »

« Oui. » Me répondit-il en se moquant doucement.

« Pourquoi m’aborder en anglais alors ? »

« Sur 2500 personnes dans une soirée parisienne, j’avais probablement plus de chances de tomber sur une étrangère. Et si ce n’était pas le cas, mon accent fait craquer les françaises anyway. »

Je souris, et me souvint qu’il me fallait retrouver mes amis.

« Je suis désolée, je vais devoir te laisser, j’ai perdu mes amis près du vestiaire et je n’ai pas de réseau ici, je vais aller explorer toutes les salles de la boîte, une bonne soirée en perspective. »

Il se mit à rire de nouveau.

« C’est inutile, tu vas passer ta soirée à les chercher et quand tu les trouveras enfin ils voudront rentrer. »

Je n’avais rien à répondre, il avait probablement raison, je décidai de faire comme si je n’avais pas entendu et fit mine de plonger dans la foule. Il me rattrapa par le bras.

« Viens avec moi. »

« Quoi ?! » hurlais-je n’étant pas certaine d’avoir bien entendu dans ce brouhaha.

« Accorde-moi 10 minutes, que je puisse au moins t’avoir fait passer une bonne soirée. »

« En 10 minutes ? »

« 10 minutespas une de plus. Ensuite tu pourras aller t’amuser à dévisager chaque personne de la boîte, c’est promis. »

Il me tendit la main, et je le suivis sans savoir vraiment pourquoi. Il m’emmena un peu à l’écart, dans un endroit où l’on pouvait s’entendre.

« Nous allons commencer par parler un peu, c’est ce que font les gens en 3h normalement, mais nous on n’a que trois minutes. Pose-moi vite une question et j’enchainerai. »

« As-tu été payé par mes amis pour venir m’aborder de cette façon ? », était la seule question que je me posais vraiment, mais je choisis de m’en tenir à « Qui es-tu ? »

« Alfred et toi ? »

Je me moquai doucement. C’était la fin du mystérieux inconnu à l’accent british : Alfred, il s’appelait Alfred. Kids, j’avais envie de répondre comme ils savent le faire dans les films américains « you’gotta be kidding me ! », mais je m’épargnai ce cliché.

Après quelques questions supplémentaires qui ne m’apprirent pas quand chose d’intéressant (ni pourquoi il avait décidé de m’aborder, ni de quelle planète il venait), il me prit à nouveau par la main.

« Suis-moi, maintenant nous allons prendre un verre et  je vais te présenter à mes amis ! »

Il m’emmena au bar le plus proche, m’offrit un verre et me présenta effectivement à une jolie brochette de 3 hommes et un couffin (l’un d’eux avait un peu de ventre, j’essaie de rester polie). En 3min, mon degré d’ivresse passa à 2 grammes de plus, et pas seulement à cause de l’alcool.

Mais ce n’était pas fini, l’intensité de ce « speed dating » atteignit son apogée lors des quatre dernières minutes. Alors que je finissais à peine de boire mon verre, il me prit de nouveau la main et m’entraîna vers la piste de danse.

« Maintenant on va danser ! Tu danses le rock ? »

« Absolument pas ! », lui répondis-je en me maudissant de n’avoir pas pris les cours que je voulais prendre depuis 4 ans.

« Ça ne fait rien, je danse assez bien pour deux. »

Et voilà qu’il m’embarqua dans un rock acrobatique où je crus dix fois finir à terre. Mais il finissait toujours par me rattraper. Il me donna l’impression d’avoir toujours su danser le rock à l’intérieur de moi, et voilà que je me prenais pour Bébé dans Dirty Dancing.

Lorsque la chanson s’arrêta, Patrick Swayze Alfred me sourit et me rendit ma main en murmurant « Alors, bonne soirée ? ».

Puis il reparti sans même attendre ma réponse au beau milieu de la jungle.

Absolument décontenancée par cette rencontre hors du commun, je me précipitai pour lui demander son numéro. Il sourit de nouveau, me tendis son téléphone pour que j’y saisisse le mien, m’embrassa légèrement et reparti sans dire un mot.

Je retrouvai mes amis, continuai ma soirée en pensant que j’avais sûrement trop bu et rêvé tout ce qui venait de se passer.

Mais le lendemain, au réveil, mon iPhone affichait un nouveau message :

« Mercredi, 19h, passage des arts. »

This was the story of how I met Alfred.

« Il ne faut jamais se mettre à raconter, sinon tout le monde se met à vous manquer. » J.D Salinger

Vous étiez prévenus, c’est donnant-donnant, j’attends que vous me racontiez VOTRE rencontre avec VOTRE Alfred. C’est à vous ! (Vous pouvez m’envoyer vos souvenirs à lovedesintox@gmail.com)

* Vous aussi testez la Méthode Dora, en dîner d’affaires pour ne pas prendre de risques : faîtes vous-même les questions et les réponses.

 

PSSSSSSSS : La Love Désintox est sur FACEBOOK ! Likez la page et Alfred vous n’aurez plus jamais peur des araignées !

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